[7564] Nous sommes en 1552 à Istanbul, capitale de l'Empire Turc. L'ambassadeur d'Allemagne, qui vient de rendre visite au sultan Soliman le Magnifique, aperçoit dans les jardins du palais de Topkapi des fleurs magnifiques, inconnues en Europe. Ce sont

[7564] Nous sommes en 1552 à Istanbul, capitale de l'Empire Turc. L'ambassadeur d'Allemagne, qui vient de rendre visite au sultan Soliman le Magnifique, aperçoit dans les jardins du palais de Topkapi des fleurs magnifiques, inconnues en Europe. Ce sont des tulipes. Aussitôt, il veut en acheter mais le conseiller du Sultan qui l'accompagne lui répond que ce sont des fleurs très rares et qu'elles ne sont pas en vente. L'ambassadeur insiste et finit par obtenir à prix d'or quelques bulbes de la fameuse fleur. Revenu dans son pays, l'ambassadeur plante les bulbes dans son jardin et, l'année suivante, une vingtaine de tulipes font l'admiration de ses visiteurs. La réputation de cette fleur extraordinaire s'étend bientôt à tout le pays. Puis elle dépasse les frontières et arrive en Hollande où la fleur, qui s'acclimate bien, devient un véritable phénomène de société. [...] Les Turcs vendent les bulbes en petites quantités et à des prix très élevés. Mais les commerçants européens savent que chez eux la demande est énorme et que, par snobisme, des aristocrates et des bourgeois sont prêts à acheter à n'importe quel prix ces bulbes précieux. Vers 1600, la tulipe a conquis presque tout le marché européen et toutes les classes sociales. Car les commerçants ont su varier leurs produits. Ils offrent du haut de gamme pour les riches (des fleurs aux coloris rares et mélangés) et du bas de gamme pour les moins riches. La tulipe est maintenant cotée à la bourse de Haarlem (Hollande). Un bulbe rare se vend jusqu'à 100.000 ? actuels, le prix d'un appartement. Au début du XVII° siècle, qui achète les tulipes ?

Le roi et sa cour.

Presque personne.

Les nobles et les bourgeois.

Les paysans.